Pratique

Partir en voyage avec un drone

Voyager avec un drone ne s'improvise pas

Nous avons profité de notre tour du monde pour faire de belles images avec notre drone.

Mais entre le transport, la sécurité et la réglementation différente de chaque pays, on a parfois eu des petites galères !

Voici nos conseils et les dernières informations à connaître sur l’usage des drones dans les pays que nous avons traversés.

Quel drone choisir ?

Le leader du marché est aujourd’hui sans conteste la marque DJI qui propose toute une gamme de drones pour les particuliers et professionnels.

En voyage, chaque kilo de bagage compte. Nous vous recommandons de vous limiter à la gamme Mavic qui propose un excellent rapport encombrement / qualité / prix.

Lors de notre tour du monde en 2018, nous avons embarqué avec le Mavic Pro 1ère génération, et il ne nous a pas déçu ! Alors oui, il n’est plus de toute jeunesse, mais ses performances restent toujours impressionnantes en 2019. Et surtout, nous étions moins stressés qu’il lui arrive quelque chose par rapport à un modèle tout neuf plus onéreux.

Le Mavic Air est également un excellent choix. La qualité de sa caméra est équivalente au modèle Pro 1ère génération, le tout dans un format compacte. Il sait également se faire plus discret, que ce soit en vol ou encore dans certaines situations comme lors d’un contrôle par les autorités des pays que vous allez traverser !

Dernier né de la gamme Mavic, le Mavic Mini est le plus léger et le plus petit des drones de voyage. Seulement 249 grammes, ce qui évitera les démarches d’enregistrement dans certains pays (USA et Mexique par exemple). Pour ce prix (399 euros), il a moins de fonction que le Mavic Air ou Pro, pas de 4K ou d’enregistrement en RAW des images.

La lagune de Bacalar dans l’état du Quintana Roo au Mexique.

Voyager en avion avec son drone

Commencez par vérifier sur le site de la compagnie aérienne que le transport de drone est autorisé et qu’il n’y a pas de restrictions particulières.

La plupart des compagnies ont une rubrique Bagages ou encore une liste des restrictions sur certains articles transportés. Dans le doute, contactez-les.

Si vous avez un modèle compact type Mavic, vous êtes en général autorisé à le transporter avec un nombre limité de batteries. Dans tous les cas, à cause des matières dangereuses et inflammables qu’elles contiennent, ne placez jamais vos batteries de drone en soute !

Si ses dimensions le permettent, transportez votre drone avec vous en cabine. On vous le recommande aussi pour tous vos autres appareils électroniques !

Par manque de place dans l’avion, on peut parfois vous demander de placer votre bagage cabine en soute. Dans ce cas, indiquez au personnel que vous avez des batteries LiPo sur vous et ils trouveront une solution.

Même si ce n’est pas obligatoire, nous vous recommandons d’acheter des sacs ignifugés pour le stockage et le transport des batteries. Ils permettent de retarder les effets du feu ou de contenir une explosion.

Lors du contrôle à l’aéroport, sortez les sacs ignifugés avec les batteries de vos bagages et placez-les dans un panier. Cela montrera aussi aux agents que vous êtes un pro ! 😉

Depuis 2018, nous avons voyagé sans problème avec notre drone et 3 batteries en cabine sur les compagnies suivantes : Air France, Level, Easyjet, Vueling, Norwegian, Interjet, Aeroméxico, LATAM, TAME, Boliviana de Aviación, Amaszonas, Aerolíneas Argentinas, JetSmart, Air Tahiti Nui, Air Tahiti, Singapore Airlines.

N’hésitez pas à nous dire en commentaire si vous avez eu des difficultés avec une compagnie aérienne !

La réglementation des drones dans les différents pays

Voici quelques règles générales qui vont s’appliquer à l’ensemble des pays où vous allez voler avec votre drone :

  • Ne survolez pas des groupes de personnes ou des foules. Cela est valable aussi avec les animaux pour ne pas les effrayer.
  • Gardez votre drone en vue.
  • Ne volez pas à proximité des aéroports, des aérodromes, des héliports, des installations militaires, des prisons…
  • Il est quasiment toujours interdit de voler dans les parcs nationaux sans une autorisation explicite.
  • Même si cela n’est pas déjà interdit (de plus en plus rare), n’utilisez pas votre drone en milieu urbain si vous n’avez pas toutes les garanties nécessaires (autorisations, assurance, etc…)
  • Inutile d’envoyer votre drone très haut pour avoir de belles images ou scènes à filmer ! La plupart du temps, la hauteur de vol est limitée à 120m, parfois 150m.

Etats-Unis

Aux Etats-Unis, vous devez enregistrer votre drone en ligne auprès de la FAA (Federal Aviation Administration) si celui-ci pèse plus de 250 grammes.

Munissez-vous du numéro de série et de la référence du modèle de drone. La démarche coûte 5 $, payable par carte bancaire, pour une validité de 3 ans. Vous obtiendrez un certificat avec un numéro associé. Vous devrez ensuite coller une étiquette avec ce numéro sur votre drone, c’est sa plaque d’immatriculation américaine !

La hauteur maximale de vol est de 120m, vous devez voler de jour. Faire voler son drone dans les parcs nationaux est interdit.

Une application est disponible pour savoir si vous pouvez voler ou pas suivant votre localisation et le trafic aérien : B4UFLY (version iPhone & Android)

Mexique

Depuis décembre 2018, il n’est plus autorisé de faire voler un drone de plus de 250g au Mexique sans en effectuer l’enregistrement. Et il faut être citoyen mexicain pour remplir le formulaire..

En pratique, il semble qu’il y ait une tolérance dans les zones touristiques, mais c’est à vos risques et périls.

Equateur

Le vol de drone est autorisé en Equateur. Mais vous risquez des soucis à la douane si votre drone à une valeur de plus de 500 $. Vous pouvez être amené à payer une taxe allant jusqu’à 35% de la valeur commerciale du drone. Taxe plus ou moins facile à se faire rembourser en quittant le pays…

Nous sommes arrivés en avion et reparti en bus du pays. La douane ne nous a rien demandé.

Il est interdit d’emmener un drone aux Galapagos (c’est un parc national et il y a un risque de confiscation).

L’impressionnant lac de Quilotoa en Equateur

Pérou

Le Pérou autorise le vol de drone. Vous devez déclarer votre drone à la douane et payer une taxe qui vous sera restituée lors de votre départ du pays. En l’absence de déclaration, vous risquez une amende.

Nous sommes arrivés et repartis en bus sans déclarer notre drone. Si vous arrivez en avion, cela sera sans doute plus compliqué. Prévoyez suffisamment de temps au retour pour vous faire rembourser la taxe avant votre embarquement !

Il est bien sûr interdit d’utiliser son drone sur des sites protégées comme le Machu Picchu

Bolivie

La Bolivie autorise le vol de drone. Respectez juste les règles habituelles (pas de vol au dessus des foules, en ville, à proximité des aéroports…) et tout ira bien !

Le Salar d’Uyuni en Bolivie. Attention aux dégâts que peut causer le sel sur votre drone !

Argentine

L’Argentine autorise le vol de drone. Au préalable, vous devez enregistrer votre drone au Registre national des aéronefs de l’ANAC.

Chili

Le Chili autorise le vol de drone. Si le poids de votre drone est supérieur à 750g ou si vous souhaitez voler à proximité d’endroits habités, il vous faudra obtenir un permis avec passage d’un examen. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet sur le site de la DGAC chilienne.

L’île de Pâques étant un parc national, vous ne pourrez pas y faire voler votre drone.

Nouvelle-Zélande

Le vol de drone est autorisé en Nouvelle-Zélande mais très réglementé. En plus de suivre les directives de la Civil Aviation Authority, vous devez consulter la législation spécifique à la région dans laquelle vous vous trouvez. Vous trouverez plein d’informations sur les restrictions par council sur le site Airshare.

Une application gratuite pour smartphone est également disponible, nous vous invitons à la télécharger et à vous enregistrer.

Si vous souhaitez filmer dans des réserves ou parcs nationaux, il vous faudra impérativement une autorisation du DOC, l’agence gouvernementale en charge de la protection de la nature. L’étude de votre dossier sera facturé 65 NZD par zone demandée. Consultez la section Drone du site du DOC pour faire votre demande. Il y a beaucoup de documentations donc prévoyez du temps ! Nous avons effectué cette démarche et avons obtenu les autorisations en 5 jours.

Un coucher de soleil hivernal sur l’île du Sud en Nouvelle Zélande

Brésil

Le Brésil autorise le vol de drone, mais vous devez enregistrer votre drone si celui-ci dépasse 250g. Pour cela, il vous faudra un numéro CPF (Cadastro de Pessoas Fisicas), compliqué à obtenir pour un non-résident ! Rendez-vous sur le site de l’ANAC (en anglais) pour plus d’explications.

Comme nous avions prévu uniquement Rio de Janeiro et les Chutes d’Iguaçu, nous n’avons pas voulu prendre de risques et avons renoncé à prendre notre drone au Brésil. Il est resté tranquillement à Rosario en Argentine durant notre périple là-bas !

Polynésie Française

En Polynésie Française, c’est la réglementation française sur les drones de loisir qui s’applique.

Mais une chose ne saute pas aux yeux dans ce petit paradis : l’ensemble des îles est classé en zone urbaine ! Comme indiqué sur le site de la SEAC : « De ce fait, aucun drone de loisirs ne sera autorisé à voler en espace public (parc, plage etc) en Polynésie. Le télépilote ne pourra faire voler son drone que dans une propriété privée avec l’accord du propriétaire (si le terrain se trouve hors emprise aéroportuaire) ou en mer (dans la mesure où le bateau est ancré). »

Certains grands hôtels ont une charte qu’ils font signer à leurs client spécifiant que l’usage d’un drone est interdit dans le resort. Vous voilà prévenu !

Singapour

Le vol de drone est autorisé à Singapour.

La hauteur est limitée à 60m. Au delà, il vous faudra un permis de classe 2 pour chaque vol (60 SGD). Mais les récents incidents et blocages à l’aéroport Changi ont persuadés les autorités de sévir. Ainsi, fin 2019, de nouvelles mesures sont en discussion pour rendre obligatoire l’immatriculation et l’enregistrement de tous les drones de plus de 250g.

Un conseil : renseignez-vous sur le site de la CAAS avant votre départ !

Suisse

La Suisse autorise le vol de drone. Vous devez posséder une assurance de responsabilité civile qui couvre les dommages qui pourraient être occasionnés par votre drone.

Quelques applications pour préparer vos vols

En plus des applications spécifiques à chaque pays, voici quelques applications que nous avons utilisées pour faire voler notre drone durant ce tour du monde.

Geo Drones

Valable pour la France, Geo Drones est une application très pratique qui reprend la carte officielle des restrictions pour drones de loisir.

A utiliser pour savoir quelles sont les No Fly Zones, si vous pouvez faire décoller votre drone et jusqu’à quelle altitude.

Drone Buddy

Drone Buddy est un assistant complet qui va vous donner des informations sur la méteo, la vitesse du vent, les restrictions de vols et les No Fly Zones partout dans le monde.

Un compagnon idéal à la préparation d’un vol !

8 commentaires

  1. Top l’article, merci pour toutes ces informations.👌🏻😉
    Malgré les nombreuses contraintes administratives, et réglementaires que comporte l’utilisation de cet équipement, j’espère en faire l’acquisition..🙏🏻

    J’eus pu survoler vite fait ce qui est proposer, il y’en a tellement..
    Vous avez fait comment pour choisir le votre?

    1. Merci pour ce retour Hakim ! Pour choisir le notre, on a comparé les différentes marques et modèles en fonction du poids, de l’encombrement et de la sécurité. On est plutôt contents de la marque DJI qui possède également pas mal de boutiques partout dans le monde où tu peut faire réparer ton drone si tu as un souci. Même au milieu du Pérou (c’est du vécu!). Après, pour voyager et débuter, le modèle mavic air, est petit et léger. C’est vraiment interessant. N’hésites pas si tu as d’autres questions 🙂

  2. bonjour
    j ai regarder vos reportages et suggestion très intéressant, Merci.
    Ma petite question est avez vous une idee sachant que vous avez fait pas mal de pays, la règlementation de la Russie en drone, je précise arrivée par route dans le pays , Merci .

    1. Bonjour, nous ne sommes pas encore allés en Russie, mais d’après ce que nous avons lu, il faut inscrire son drone sur un registre si celui-ci dépasse 250g.
      Seulement, à ce jour la procédure ne semble pas encore en place et nous n’avons pas trouvé de document à ce sujet sur le site officiel (https://www.favt.ru/). Cela semble donc ok, sauf bien sûr dans les zones urbaines.
      Pour la douane, nous n’avons pas eu écho de problèmes particuliers.

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